La moitié p(l)eine...

Publié le 12 Avril 2017

La moitié p(l)eine...

Ce post n'est pas la suite du précédent mais un tout autre...

Cela fait plusieurs conversations que j'ai avec des collègues, amies, ... qui ne savent pas trop où elles seraient sans leur conjoint qui les supporte, soutient, fait le boulot à leur place, ne dorme pas non plus, bref... en chie aussi. Ce conjoint qui est à l'envers des projets, qu'on ne voit rarement mais qui s'est tapé autant de boulot que vous mais c'est vous la chef. 

Moi, en ce moment, il bosse, s'occupe du grand, finit les parcs, s'occupe de sa future vigne, doit faire son rapport ... hum hum ... mais il est content. Content car il voit se dessiner ce projet qu'il croyait un peu taré de pouvoir se lancer dans la vigne. Fatigué mais content. 

J'ai une amie, son conjoint lui monte son labo dans le garage. Un projet un peu fou aussi. Elle a peur, elle flippe pour l'avenir de ses gosses mais son conjoint, il est content. Content qu'elle est trouvé ce qui lui plaisait, ce qui la faisait rêver, ce qui la faisait se lever le matin. 

J'ai une autre amie (toute fraîche celle-là), son conjoint travaille en 3x8, assure les marchés parce qu'elle était enceinte, participe aux travaux de construction de la maison, des parcs, des livraisons et garde le petit dernier. Et chope les microbes des petits entre - temps. Mais je suis sûr qu'il est content. Content que sa femme ait ce projet qui les rend heureux tous les deux. Là, ils en chient, on en chie tous avant la saison des marchés car on n'a pas notre quotat de félicitations des clients. Ils en chient mais c'est leur projet, leur bébé.

Oui, c'est courageux de changer de vie, c'est courageux de faire ce qui nous plaît dans une société où on a l'impression que tout le monde étouffe, dans une société qui, aujourd'hui encore, te regarde et te dit :" mais, tu fais encore des enfants malgré le futur qui les attend!", dans une société qui ne rêve plus, qui ne chante plus, qui ne sourit plus. 

Mais ce courage, on le porte à deux. Et heureusement. Parce qu'il n'y a pas que le courage et les félicitations qu'on reçoit mais aussi toutes les merdes qui vont avec. Comme le dit si bien une collègue héli, amie maintenant même si on ne s'est jamais vues, "il n'y a personne dans cette putain de démocratie pour aider ce qui y croient et qui créent? Comment on peut vivre 3 ou 4 ou même 5 ans sans se verser de salaire?"!

Et oui, alors, heureusement, on est 2 dans la même galère, même si des fois, c'est trèèèès difficile. Car on ne communique pas sur les doutes, les peurs, les tergiversations, car on ne veut pas effrayer l'autre. Bien sûr, on les devine. Le mien, je sais qu'il est méga fier de mon projet, de notre projet, mais il flippe. Mais tout le monde flippe, c'est normal!

Mais voilà, dans notre monde de fous qui se lancent corps et âme dans leur projet, les conjoints et la famille n'ont pas le choix, ils suivent et cela met d'autant plus la pression que si on échoue, ils en pâtissent.

Donc, MERCI. Merci au conjoint, à la moitié qui se démène pour que tout fonctionne. Merci à toi qui supporte ma tête de chien parce que je ne dors pas de la nuit et je me prends la tête avec mes devis. Merci 

et là, ma fille vient de me vomir dessus, donc, salut la compagnie!!

 

 

Rédigé par Axelle B.

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Commenter cet article

Deviner 12/04/2017 19:18

Heureusement qu'il n'est pas le seul a bosser !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!